L'île lointaine
Je suis née dans une île amoureuse du vent
Où l'air à des senteurs de sucre et de vanille
Et que berce au soleil du tropique mourant
Le flot tiède et bleu de la mer des Antilles
Sous les brises, au chant des arbres familiers
J'ai vu les horizons où planent les frégates
Et respirer l'encens sauvage des halliers
Dans les forêts pleines de fleurs et d'aromates
Cent fois je suis monté sur ses mornes en feu
Pour voir à l'infini la mer splendide et nue
Ainsi qu'un grand désert mouvant de sable bleu
Border la perspective immense de la nue(..)
Et c'est pourquoi toujours mes rêves reviendront
Vers les plages en feu ceintes de coquillages
Vers les arbres heureux qui parfument ses monts
Dans le balancement des fleurs et des feuillages